05/05/2009

Chroniques

 

lien chronique mai : http://xianhenri.be/Jiujitsu/chroniques/200906.html

le départ : http://xianhenri.be/Jiujitsu/chronik.html

05:45 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/04/2009

osotogari

O soto Gari

07:15 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2009

Chronique de février 2009

(extrait)

Dans les pays occidentaux, dits civilisés, les êtres humains ont des relations physiquement assez calmes, normalisées par un courant culturel, un passage scolaire, une éducation sociale. Mis à part le professionnel rare de la chasse au Panou en Brabant flamand, les porteurs d’armes sont rares en dehors des gardes civiques et autres gendarmaskaias. Ces derniers sont d’ailleurs de manière frustrante soumis aux mêmes règles de bonne conduite que tout un chacun.

Complète : 

http://xianhenri.be/Jiujitsu/chroniques/200902.html

09:55 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/12/2008

hello

Joyeux noel et merveilleux début d'année

Henri et ses amies vous remercient d'être venus les lire et regarder cette année encore.

Henri et les siens seront absents jusqu'au 15 janvier 2009.

Le site http://xianhenri.be reste accessible.

A bientôt pour une nouvelle vraie bonne année !

06:15 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/11/2008

Lexique

 

Amateras : Déesse du soleil dans la religion shinto. Elle est considéré comme la mère du Japon, née de l’œil gauche de Izanagi, et comme l’ancêtre légendaire de la lignée impériale japonaise

 

J’ai trouvé ce savoureux vocable et j’ai pensé qu’il était intéressant de parler un peu de la culture nipponne, c’est en cours d’élaboration, un premier jet est en place chez http://xianhenri.be/Jiujitsu/chroniques/franconippon.html

10:13 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/03/2008

Retour aux chroniques et aux textes

très bientôt

Joyeuses Pâques.

Xian

09:20 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2007

Une inscription, en ce temps-là ...

Le crayon bleu à mine

- Bonjour , monsieur, je sais que c’est ici qu’on peut apprendre le jiu-jitsu…
M. Kawaishi, que je ne connaissais pas encore, rétorqua avec une grosse moue :
- Ici pas jiu-jitsu, judo !
- Pour moi, c’est la même chose ! ajoutai-je…
J’ai bien cru que j’allais repasser le seuil de la porte manu militari.
- Pas la même chose du tout. Vous voulez apprendre judo ?
- Oui, monsieur !
- Vous avez profession à Paris ?
- Oui, monsieur, je suis médecin.
- Inscrivez nom et adresse …
Le maître me tendit un petit crayon bleu à mine. Je commençai à écrire mon nom. Mais la mine rentrait dans le bois très court ; je la repoussai, sans plus de succès. Je sortis alors mon stylo à encre. Mais M. Kawaishi tenait visiblement à son petit crayon à mine.
- Non, non, écrivez avec ce crayon ….
Je m’en sortais tant bien que mal avec la mine pour écrire mon nom et mon adresse…
- Quand vous voulez-vous commencer ?
- Tout de suite …
… Mais l’incident du crayon bleu, au cours du premier entretien, était resté dans ma mémoire, si bien que plus tard j’ai apporté à maître Kawaishi un crayon identique, neuf, en lui tenant des termes amicaux, respectueux mais légèrement ironiques. Il me répondit néanmoins :
- Non, non, exprès ce petit crayon bleu, je regarde comment le candidat écrit son nom et son adresse. S’il écrit bien et repousse la mine, je me dis : « Il est calme, on peut lui faire confiance. » S’il s’énerve et jette le crayon, je me dis : « Attention, c’est un élève qu’il faut surveiller particulièrement, il peut casser jambe à camarade ! »

Jean-Paul Garaix dans « Entretiens avec les pionniers du judo français » de Claude Thibault.

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14/11/2007

Self défense Kawaishi

 

Art martial :

 

Poursuite des commentaires chez

 http://kyoshi.wordpress.com/

( Self défense Kawaishi)

  

15:23 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/06/2007

Kawaishi

J’ai constaté que l’on vendait sur ebay la méthode de self-défense de Kawaishi au prix intéressant (pour le vendeur) de 100 dollars. Je ne suis pas certain que cet ouvrage soit passé dans le « domaine public », il est vrai qu’il est assez introuvable et n’a pas été réédité par nos amis de la Montagne Sainte Geneviève. Pour éviter recherches et dépenses inutiles aux amateurs, je publierai dès la rentrée de septembre les bases de cette méthode, des commentaires sur son application en ce qui concerne la légalité des actions, leur efficacité, leur finalité et leur insertion dans un cours de judo-jiu-jitsu moderne.

05:30 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/05/2007

A lire ...

Image4

10:30 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/04/2007

Stages de Pâques.

 

 

Les vacances scolaires de Pâques amènent souvent le début des « stages » offerts aux étudiants des diverses disciplines sportives et intellectuelles.

Notre jiu-jitsu n’échappe pas à la règle...

 

Les stages atteignent-ils le but recherché ou ne sont-ils que la poursuite de cours habituels ?

Les stages sont-ils profitable ou ne sont-ils que des attrape-nigauds ?

Un stage doit-il être gratuit ou payant ?

 

Il n’est pas de philosophie sans secrets de l’âme, notre discipline n’échappe pas à la règle et nous voulons faire mentir l’adage des Platoniciens qui affirment que le corps est le tombeau de l’âme. Le cursus habituel en est trop souvent incapable du fait du peu de temps que les autres activités sociales que nous avons-nous laissent. Alors donc, nous souhaitons pour cela et pour progresser mieux et plus rapidement, participer à une activité supplémentaire : le stage est une des réponses.

 

C’est même la bonne réponse dans un grand nombre de cas heureux.

 

Je me souviens de mes participations aux Flots bleus (stages de judo avec des Geesink, Pariset et autres amateurs judokas du Trèfle, du Racing et d’autres clubs qui devinrent des pépinières de champions). C’est d’ailleurs à ce moment-là que j’ai commencé à ruer dans les brancards et à comprendre les anti-doctrinaires, les anti-fédéraux, les anti n’importe quoi.

 

Je me souviens de mon premier « stage » de jiu-jitsu, autour du fabuleux technicien qui se nommait Georges Leroy, nous étions six, en religion, cinq fois quatre heures continues, sur trois jours. Je savais tout : j’étais déjà ceinture noire de judo, j’avais été moniteur de close-combat en un temps et un lieu où ne pas être sur ses gardes signifiait disparaître brutalement, j’avais pratiqué de l’aïkido à Marseille chez Zin, à Bruxelles chez Murashige, je fréquentais assidûment cette salle de Georges Leroy, mais aussi celle de Van Niewenhuyse. Au bout d’un quart d’heure sur le tatami, ce vendredi de Pâques-là, pâle et transpirant j’ai su que je ne savais rien.

 

Le « stage » ne doit pas être une sorte de camp scout ou la poursuite un peu plus active d’un cours ordinaire. Le stage ne doit pas être nécessairement donné par « un ponte » « une figure » « un champion » mais par la différence apportée en votre âme, être un moment intense de communion avec vous-même. Notre discipline est égoïste et notre progression physique et mentale absolument personnelle : le stage est le lieu privilégié pour se rendre compte de son niveau et de son désir d’accéder à autre chose.

 

Le stage doit être la découverte, chaque fois une découverte, de l’esprit de l’art martial, il doit permettre de trouver le juste chemin entre hara et ki, puissance et souffle, il doit consacrer des minutes intenses à la technique et réserver des creux émotionnels, des vides, des points de réflexion et de méditation. Le stage ne sera réussi que si vous y participez ! Ah ah ! La belle affaire, la grande découverte s’exclament certains. Ce n’est pas si simple : il ne suffit pas de s’inscrire et de payer, ni même de venir ni d’enfiler son keikogi : il faut être présent de corps et d’esprit et actif à chaque seconde. Ne pas laisser s’éteindre le feu allumé au moment de l’arrivée au dojo.

Prendre connaissance de son identité physique et de sa puissance mentale ici et maintenant est le but principal du stage.

Le stage doit donc avoir un objectif et ne pas être « un cours supplémentaire ». Doit-il être payant ? C’est évident, il faut une infrastructure et des gens qui s’en occupent, ils font un travail, ils doivent être rémunéré. Le maître de stage, vient vous offrir non seulement du temps mais aussi un savoir plus particulier, lui aussi doit être rétribué, pour ses efforts. Si l’objectif n’est pas atteint, ce n’est que de votre fait et non du leur. Bien entendu, il ne s’agit pas de s’investir auprès de charlatans ou de courir derrière un leurre, il faut s’assurer, par contacts et rencontres que le maître de stage n’est pas une belle affiche rodomontante mais un réel manager capable de vous « booster » par sa personnalité et sa manière de dynamiser les séances.

 

Le jiu-jitsu est votre passion ! Si votre dojo est fermé durant les vacances scolaires, n’hésitez pas pratiquer ailleurs, pourquoi pas lors d’un stage ... Si vous y allez avec des pratiquants de votre club SURTOUT regardez les de loin et pratiquez avec d’autres, avec de plus haut gradés, avec des plus costauds ! C’est le moment de se débarrasser de toutes les mauvaises habitudes... une dernière anecdote ?

 

Lorsque j’ai rencontré pour la première fois Minoru Mochizuki, j’avais préparé mille questions pièges ... je suis monté sur le tatami, l’assistant du Maître après m’avoir salué a saisi mes poignets, je n’ai pas pu me dégager. J’ai ravalé mes questions...

 

 

 Xian

07:14 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/03/2007

Convention à l'américaine ...

We finally have the details for the "World Convention Martial Arts Symposium 2008". Join us in Charleville-Meizieres, France May 8- 11, 2008. We will have an incredible line up of seminars with WKF Masters, World Championships, Grappling, Duo Kata, Sport Jiu-Jitsu, Point Fighting, Kata, Weapons Kata, and of course it wouldn't be complete without a Kickboxing Gala (CANADA VS. FRANCE). For more information contact Kyoshi John Therien at kyoshi@jiu-jitsu.com or Kyoshi Alain Sailly at alainsailly@orange.fr.

05:44 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : judo, jujutsu |  Facebook |

15/03/2007

Civilisation en marche ...

 

Notre civilisation tente de nous mettre à l’abri de l’agression physique, nous faisons en cela un grand pas en avant vers la sérénité humaine. Il n’est cependant pas exclu de devoir un jour être contraint de nous défendre physiquement ou d’aider une personne qui subit des violences. Il faudra alors entrer au cœur de la fureur pour s’en servir et sans aucune pensée d’aucune sorte que ce soit, réduire l’agression à une ou deux secondes de temps inutile qu’il aurait mieux valu ne pas vivre.

Le maître japonais dit : " Le samouraï ne pense ni à la victoire ni à la défaite ; il se contente de combattre comme un fou jusqu’à la mort. C’est alors seulement que lui vient le succès. " C’est bien entendu une parabole qui tente de définir cet instant ou il faudra être ici et maintenant totalement.

Pour en arriver là, les pratiquant d’art martiaux étudient le moyen de disposer d’une technique de défense physique adéquate compatible avec une sérénité et un pacifisme de bon aloi – et inversement.

Pour ceux que cela passionne :
http://francoisdeniau.free.fr/

Pour retrouver des nouvelles hebdomadaires en art martial : abonnez-vous à la dépêche ... suffit d’envoyer un petit coucou à Xian – arobase – xianhenri.net ... Tous les mercredis dans votre boîte à émiles.

04:53 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/03/2007

Revenir et garder la dimension humaine

Chronique Mars 2007.

 

Il y a quelques années, j’ai dû faire face à la déferlante Bruce Lee qui venait submerger les candidats pratiquants de jiu-jitsu européens et déstabilisait quelques uns d’entre eux au nom d’une « efficacité » redoutable. Plus proche de nous, j’ai  assisté à l’arrivée de miraculeuses potions magiques brésiliennes et de toutes sortes de techniques dites nouvelles aux noms exotiques, sans compter, du fait de conflits armés ici ou là, de la venue de « spécialistes » issus des théâtres du « combat réel ». Récemment, j’ai revécu quelques scènes absurdes (comme cette diatribe Surace dont il fut question lors d’une précédente chronique).

 

 

Le Jiu-jitsu est une technique surannée à l’efficacité périmée est un discours que les maître d’armes entendent très régulièrement, de génération en génération avec accentuation du discours depuis 1907, ce n’est que normal, la société « civile » modifie ses concepts, ses préceptes. Sous le couvert de pacifications intenses et de moralité universelle de nombreuses communautés tentent d’imposer des philosophies et des démarches à son profit et donc de convaincre d’une approche plus humaine que les autres.

 

 

Le jiu-jitsu que nous pratiquons avec sincérité est un concept technique et moral qui ne s’embarrasse pas des modes et des cultures quant au fond, qu’importe donc les emballages divers sous lequel il est distribué, seuls comptent donc les messages réels d’autodéfense sociale et individuelle qu’il véhicule.

En temps « ordinaire », qui est celui que nous nous souhaitons vivre comme hommes civilisés et responsables du XXIème siècle, nous pratiquons le jiu-jitsu pour son aspect physique positif. Au-delà, pour ceux qui le souhaitent, nous nous entraînons réellement au cœur d’une discipline sportive agréable qui maintient notre corps en bonne santé. Les techniques de défense à mains nues du jiu-jitsu qui sont à l’origine des sports japonais modernes (judo, aïki-do, karaté) par leur concept physique de distance – approche – contact conviennent parfaitement comme gymnastique d’entretien pour notre corps et comme approche mentale de la relation humaine.

 

L’homme étant un animal peureux aux accents dominateurs, il importe également, bien entendu, de maintenir dans l’enseignement et l’étude du jiu-jitsu sa fonction d’autodéfense et surtout de la maintenir intacte quant à la possibilité réelle de maîtriser un malveillant, un agresseur, un assassin.

 

Il est donc indispensable d’étudier et de pratiquer sans cesse ces gestes séculaires issus de la recherche de l’homme désarmé face aux techniques de destruction de « robots » armés ou non. Le réflexe de défense naturel ne suffisant généralement pas pour stopper un absurde combat, il faut s’imprégner de l’âme du dojo et concevoir une étude de techniques physiques simples à comprendre et à mettre en œuvre en toutes circonstances de la vie quotidienne. Une technique d’autodéfense n’est donc pas simplement une répétition de gestes automatiques destinés à détruire la source d’un conflit. S’il faut arrêter une agression avant qu’elle vous cause dommage, il importe également d’en annihiler les causes, de neutraliser les événements successifs qui amènent à des destructions inopportunes, de l’empêcher de renaître. Ainsi, s’ajoute à la dimension primitive citée ci-dessus (distance, approche, contact) le schéma parade (ou esquive) action maîtrise.

 

Notre jiu-jitsu par l’enseignement de ces deux voies « avant et pendant », par l’application du précepte vital « ici et maintenant » va donc bien au-delà d’une étude gymnique, d’une technique de réponse à l’agression, il  se présente en réelle dimension morale de sauvegarde de soi-même et des autres, de mise en place d’un effet social de dissuasion de violence et de collaboration avec l’autorité légale.

 

Pour arriver à cette maîtrise, nous allons donc contraindre notre corps à subir des techniques et à trouver les moyens personnels de les appliquer en toutes circonstances. Le chemin n’est pas simple et la tentation d’imaginer qu’on accède à la connaissance facilement est constante, tout autant que celle de rejeter cette connaissance en cédant à l’illusion de l’efficacité par l’apprentissage d’inutiles gesticulations destinées à séduire les gogos.  Plus loin, il faudra encore dominer notre autosatisfaction de se croire dominant voir invincible, sentiments dangereux tout autant que la colère ou la violence gratuite.

 

 

Refuser de subir et refuser de se battre doit être la clé d’une ligne de conduite de l’homme moderne que nous sommes. Ne pas tolérer que l’on nous agresse et ramener l’agresseur à une position humaine consciente doit être une règle constante qui nous valorise et nous grandit.

 

 

05:28 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/03/2007

Tate Shio gatame et Juji gatame divers ...

Tate Shio gatame et Juji gatame divers ...

 

Je constate que de nombreux pratiquants utilisent volontiers ces deux immobilisations ; j'aimerais attirer leur attention sur les immobilisations pratiquées en cours communs avec des judokas.

Les immobilisations répertoriées en judo, généralement sous le vocable gatame conviennent parfaitement (si elles sont autorisées par les règlements actuels) pour la compétition de judo mais sont souvent dangereuses à exploiter en jiu-jitsu.

Tate shio gatame ne me semble pas intéressant à pratiquer sauf à le combiner immédiatement avec une double clé aux jambes - mais alors que faire ensuite ? Bien entendu la parade à la plupart des gatame est un atémi direct.

En ce qui concerne les juji gatame, il est possible de les placer sans que l'adversaire puisse quitter (sans dommage) sa position sous la condition nécessaire de placer trois articulations en ligne (épaule, coude, poignet ) à défaut, l'adversaire pourra sortir de la position par une manoeuvre enroulée.

Il n'en reste pas moins que l'utilisation d'un juji gatame correct au sol est uniquement efficace si l'on peut reprendre la position debout et dans la plupart des cas ce ne sera pas possible sans détruire le tendon brachial de l'adversaire.

 Il faut donc être prudent à l'entraînement comme en dehors...

 

17:02 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jutsu, judo, jitsu |  Facebook |

26/02/2007

Message d'un lundi

 

Vous devez recevoir des amis. Vous préparez votre soirée, le repas et vous vous réjouissez du bon moment que vous allez passer. Vous êtes Omote, quand l’événement est prévu et que tout est prêt pour y faire face.

Sur le tapis, vous exécutez Ikkyo en demandant à votre partenaire d’attaquer Shomen Uchi. Vous traitez l’événement omote parce qu’il est convenu à l’avance.

(Sources : NEIGE Robert 5 Dan et FRIEDERICH Hervé 5 Dan)

Par contre, vous passez une bonne soirée avec votre famille devant la télévision, soudain des amis sonnent pour vous accompagner dans cette veillée. Vous accueillez donc avec beaucoup d’amitié ces amis en préparant avec eux le repas et la soirée. Vous êtes URA lorsque vous accompagnez harmonieusement un événement imprévu, pour lequel rien n’était prêt.

Omote est habituellement considéré comme une action de face, Ura une action sur le côté du partenaire, sur sa face externe. Dire qu’Omote et Ura sont les deux faces de la même médaille, comme le jour et la nuit, n’explique pas et ne justifie pas le travail effectué sur le tapis suivant ces deux modes.

Lors d’un randori, il est usuel d’utiliser Ura. Arrivé à une certaine pratique, vous pouvez susciter l’attaque que vous désirez et pratiquer Omote dans un randori. Vous devenez Maître du jeu et non plus participant.

Suivant ces exemples simplistes mais efficaces pour la compréhension, il est facilement concevable de déterminer les interactions d’Irimi et de Tenkan, avec celles d’Omote et d’Ura. On peut ainsi multiplier les types de situations, les explorer les travailler sur le tapis, en référence permanente avec la vie courante.

On peut alors résumer :

Irimi Omote réponse à un événement anormal, prévu qu’il est nécessaire de changer.

Irimi Ura réponse accompagnante et transformante face à un événement anormal imprévu.

Tenkan omote réponse respectant un événement normal prévu qu’il ne convient pas de changer.

Tenkan Ura réponse respectant l’événement normal et imprévu.

Lorsque vous avez eu un problème professionnel et que vous êtes convoqué par votre patron, vous entrez dans son bureau de façon Omote. Vous savez ce qui vous attend, ce à quoi vous allez devoir faire face. Si les réprimandes sont justifiées vous serez Tenkan Omote, si elles sont injustifiées vous devez être Irimi Omote.

Si lors de votre travail, on vous convoque de façon impromptue chez le patron, vous y entrerez Ura, car l’événement est imprévu. Si cet entretien est normal, vous serez Tenkan Ura, sinon vous devez être Irimi Ura.

(En cherchant sur Glouglou, on trouvera les originaux des textes de ces compères qui ont l’air d’en connaître un bout...)

05:33 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : judo, aikido, jujitsu |  Facebook |

15/01/2007

Notice

C’est avec un vrai plaisir que les personnages et leur auteur vous ont accueillis, chers lecteurs, sur ce site.

Pour des raisons strictement personnelles et momentanées, ce bloc-notes sera quasimé désert jusqu’au 15 juin 2007, il ne sera pas non plus répondu au courrier.

Si vous souhaitiez maintenir le fil ténu du contact, vous pouvez passer de temps en temps chez Henri, et y laisser un commentaire s’il vous en vient l’envie.

Portez-vous bien,

À bientôt ....

 

Les histoires d'Henri : http://jemappellehenri.skynetblogs.be

 

08:00 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2006

Comment pratiquer (le jiu-jitsu)

La mode est ludique et aux vacances, dans quelques jours, certains quitteront les tatamis pour une, deux trois semaines. Ce n’est pas important en ce qui concerne le jiu-jitsu.

 

L’approche de la discipline peut-être différente selon le but que l’on s’est choisi voire sans but précis. Hors donc, en s’abstenant de pratiquer, on perd un peu de souplesse, on oublie quelques détails d’enchaînements, on se fragilise quelque peu moralement mais, comme le vélo ou la natation, cela va repartir dans le bon sens à l’instant même où se déchaussant, l’on reprendra pied sur le tapis de sol.

 

C’est donc peut-être un excellent instant pour parler de « comment pratiquer ».

Le comment est, n’est-ce pas évident, lié au pourquoi, à cause de quoi, qui suis-je ...

 

Plus tard viendra le dépassement de l’apprentissage.

 

La réalisation parfaite d’un mouvement, en dehors de toute recherche d’efficacité, suppose la compréhension du corps et des sensations qui le guident, qui provoquent les différentes attitudes posturales créant l’enchaînement souple et la continuité.

C’est cette compréhension qui va devenir le fil conducteur de l’étude vraie et sincère du jiu-jitsu. Cependant, comme en toute science, avant la maîtrise commence l’apprentissage. On ne pourra quitter celui-ci que lorsque l’on aura réalisé l’adéquation : je pratique parce que j’aime, je veux, je suis. L’aisance des mouvement découlera bien sûr des heures de pratique intense mais aussi de cette confiance en soi conquise et du moment merveilleux où l’on atteint le stade ou le corps va créer le mouvement en dehors de toute technique apprise, le corps va vivre par lui-même et servir d’instrument à l’esprit pour reprendre une attitude d’ordre , de paix et d’harmonie, en soi, par rapport à soi et aux autres.

 

C’est ainsi que le jiu-jitsu prête à de longs apprentissages contraires, blocage ou esquive, inspiration ou expiration, dépendant du tonus musculaire autant que de la vivacité de l’esprit. Toutes chose extrêmement compliquées pour nos frustes esprits occidentaux. Herrigel décrit très bien notre incompréhension, nos doutes et nos angoisses lorsque nous abordons une discipline « orientale ».

 

Nous y reviendrons sans doute souvent.

Comme il faudra remettre en cause de nombreuses fois nos savoirs, nos affirmations, nos vérités. Voir ce qui est, puis ne plus le voir pour simplement le savoir. Arriver à cet état de plénitude dans lequel existent les différences mais où elles n’ont plus de valeur. Arriver à commencer, arriver à débuter, enfin se dire : oui, je ne sais rien, je commence, j’apprends. J’apprends tout le temps.

 

Alors, ce commencement ? Il en existe mille abords, il est naturel en Europe, aux Amérique de le prendre par le côté physique de la chose. Ainsi donc, quelque soit l’âge, la forme, la santé, on s’astreindra à une préparation physique, elle est essentielle, il n’est pas évident que soit à la portée de chacun, de brut en blanc, de concevoir des efforts importants cardiaques, musculaires, articulaires.

 

La préparation doit être consciencieuse, les étapes ne peuvent être brûlées. Au dojo, le professeur ou son assistant veillera à ce que le pratiquant respire selon un rythme ordinaire puis qu’il assouplisse ses articulations et ses muscles. Les exercices musclant et les assouplissants seront alternés, traction et extension seront effectués de manière antagoniste. Pour ceux qui souhaitent aller au-delà du commun et faire ici un « sport  actif » voir du « sport de combat de haut niveau » l’amélioration de l’endurance et de la résistance seront une activité séparée et réservée. Elle sera plus importante en durée que celle des apprentissages basiques et des mouvements classiques du jiu-jitsu. Si pour chacun une musculation isométrique est intéressante, celui qui pratique du judo ou du karaté en vue de faire de la compétition s’astreindra à une gymnastique plus spécialisée, sans oublier le « durcissement »...

 

Comment pratiquer : poser le mental et le physique en adéquation, je citerai quelques exemples pour vous en démontrer la nécessité dans la « chronique technique » que vous retrouverez dans une dizaine jours...

 

En attendant, bousculez vos habitudes : aérez-vous !

09:22 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : judo |  Facebook |

10/10/2006

Suite à la question : que penser du jiu-jitsu de la FFJDA

Chronique octobre 2006-10-10

 

 

Le problème inquiétant du Ju-Jitsu en France ... Patatras, la nouvelle arrive dans mon « mail », je dis émile, alors que me promenant le long des remparts de Château d’Oléron, je venais de rencontrer Princesse, une magnifique chienne qui promenait par là son maître et ses camarades, des judokas qui ne demandaient certes pas tant de haine ou de considération.

Je lis donc :

Problème bien connu non seulement dans les milieux des arts martiaux, mais aussi de la police et de l’armée : à savoir que la discipline pratiquée, sous le nom de Ju-Jitsu, dans le cadre de la fédération de judo FFJDA apparaît bien loin de caractéristiques d’efficacité et de formation typiques de ce prestigieux art martial.

Ce qui donne lieu - ainsi que souligné par des experts de renom mondial - à des conséquences négatives « sur la formation professionnelle dans la police, l’armée, la gendarmerie et sur celle de citoyens à la personnalité équilibrée, solide et souple en même temps, en mesure de donner un apport sensiblement positif à eux-mêmes et à la société ».

Un problème donc d’intérêt public considérable.

Je ne suis pas Français donc je ne peux être qualifié de partisan ou d’opposant, je ne suis pas fédéré judo tout en me flattant d’avoir tiré à l’occasion avec Pariset et Coche, pour citer deux Français qui me semblent – encore - un peu connus   

Tiens, à ceux d’Oléron, combien de « détracteurs » sont-ils venus leur dire : votre bazar c’est de la gnognotte ! Les affirmations matamoresques de ce texte me rappellent mes débuts, en un temps ou avec Georges Leroy, nous rendions des visites éclairs dans des dojos où le professeur était curieusement absent ce jour-là, cela me rappelle l’époque où, ma ceinture verte entourant mon keikogi roulé, je naviguais de ports en ports, fréquentant Anvers et Hambourg, Marseille et Le Havre, Brest et Bordeaux. J’en ai rencontré des maîtres, des listes impressionnantes, qui sont restés assis sur leur chaise quand j’ai foulé leurs tatamis, en ces temps-là, souvent des tapis, parfois des bâches... mais il y eut aussi des enseignants convaincus, des professeurs merveilleux, des champions humains, et parfois un homme hors du commun. Grâce à ces derniers, j’ai gagné une ceinture noire. Georges Leroy m’a appris le jiu-jitsu, Minoru Mochizuki m’a appris l’art martial.

Et je ne peux m’empêcher de sourire et puis de dire très peu courtoisement, voire même vulgairement : Merdalors, on en est encore là ! On en est toujours là, l’ignorance TOTALE de ce fameux grand public qui commence à me courir sur le haricot !

 

Ceux qui me connaissent et ceux qui sans m’avoir rencontré me font l’amitié de me lire depuis plus de quarante ans savent quel attachement j’ai pour le jiu-jitsu et son enseignement. Ils liront donc sans surprise que je me roule de rire, c’est le mot ! à l’écriture pompeuse de ce dixième dan ! Lire sans s’esclaffer : .../... la International Ju Jitsu Federation (IJJF) organisme qui depuis 1968, est "l’organisation-mère mondiale de tous les styles de l’art martial japonais Ju Jitsu .../... m’est réellement impossible. Pauvre homme qui n’a pas dû voyager beaucoup dans le Japon avant 68, encore moins après 1990 ... Bien entendu, chacun sait dans le milieu du judo que le jiu-jitsu, ancêtre du judo, était un ensemble de procédés de défense comprenant : projections, strangulations, torsions, élongations et coups. Incontestablement l’autodéfense était sans doute la plus ancienne des sources du jiu-jitsu devenu judo, sa raison première.

Le judo, c'est le combat codifié, l'art martial passé dans le domaine du sport, avec toutes ses vertus d'origine et ses qualités éducatives. Mais, par souci d'efficacité réelle autant que par respect de la tradition, une place devait être gardée à ce qui faisait du jiu-jitsu l'arme à mains nues par excellence. C'est la raison pour laquelle Jigoro Kano avait élaboré le kime-no-kata, exercice modèle de défense contre toutes les agressions.

Kawaishi avait, lui, mis au point, en même temps que sa méthode d'enseignement du judo, une méthode très complète de self-défense. Cet homme simple ne s’appelait pas pompeusement maître et n’avait pas eu la prétention d’appeler ces techniques Jiu-Jitsu. Cette discipline lui était connue pour l’avoir comme quelques uns d’entre nous, pratiquée « réellement » et par la noble idée transmise par le KOSHIKI-NO-KATA, lequel consiste en une suite d’exercices de style, dont on peut même dire que la pratique a un caractère nettement mystique, et qui vise à la fois à mettre en relief la beauté du geste et à bien montrer que l'officiant a parfaitement assimilé la maîtrise d'abord spirituelle, ensuite technique, du combat ainsi illustré dans son ensemble martial et dans chacun de ses procédés.

Sans la conquête spirituelle, l’efficacité n’existe pas.

Dans la progression française actuelle du jiu-jitsu enseigné à la FFJDA, selon ce que j’en connais par les dire et pratiques de bien des camarades, je constate qu’une part intéressante est faite aux techniques malgré la difficulté que représente cette étude pour des élèves qui n’y consacrent le plus souvent que deux à trois heures par semaine et par délassement, pour la plupart d’entre eux.

Le JIU JITSU est un art martial, pas une technique d’auto défense, pas un sport de compétition, pas un programme de tueurs patentés légaux ou non. L’autodéfense, le close combat, et des centaines de disciplines incorporent des techniques plus ou moins issues de l’enseignement traditionnel du jiu-jitsu, ça ne leur confère en rien le titre de Jiu-Jitsu, ce n’est pas du Jiu-Jitsu.

Pour tout homme raisonnable, la discussion s’arrêterait ici, il dirait ah bon, ce n’en n’est pas, il n’y a donc RIEN à dire mais voilà ... Les clowns et les montreurs d’ours auront longtemps encore la langue fourchue ... Les faux titres fleuriront des siècles durant encore au sein d’une humanité avide de récompenses inutiles et totalement imméritées. Voulez-vous un diplôme de docteur en philo, en science pot, en pitrerie télévisée, je vous file les coordonnées de l’université Usamania et moyennant quelques euros (enfin, beaucoup de dollars, veux-je dire) vous voilà master et couvert d’awards, de coupes, de médailles, de postères et de lauriers... Revenons à l’art martial, des titres de tous les dans que vous souhaitez sont disponible sur Internet, plus même besoin de se déranger (et la vogue fonctionne déjà bien pour les autres « produits » du Sud-Est asiatique ou de Corée et de Chine). L’UNESCO vous reconnaît même comme patrimoine mondial, bientôt the Suprême pyramidal object avec le maître momifié, le culte de la personnalité et l’intégrisme sectaire n’est pas l’apanage des religieux papistes ou islamistes.

 

Dire que les techniques de combat sont aussi anciennes que les hommes n’est pas à rappeler ou faut-il encore le répéter souvent ?

 

Ainsi donc, des milliers de techniques et d’ensembles de techniques ont été inventées et perfectionnées. Les ensembles et sous-ensembles ont été nommés et dans chaque région du monde se sont affinés et ont évolué vers les sociétés modernes qui peuplent la Terre.

 

De nombreux éléments communs existent et les méthodes de combat à mains nues sont si nombreuses que l’on ne peut raisonnablement définir quelle est la meilleure, tant soit-il qu’il en existerait une supérieure aux autres.

 

Dans l’évolution des techniques, certaines sont oubliées, d’autres ressurgissent, réinventées pour des besoins nouveaux.

 

La société actuelle européenne du début du troisième millénaire ne ressemble pas à la société qui peuplait cette région du globe il y a cent ans à peine Il est donc logique et naturel que les manières de considérer le combat à mains nues et ses finalités aient évolué et que des prises de conscience différentes existent quant à ces méthodes et leur enseignement.

 

Dans le cas particulier de la discipline appelée JIU JITSU (que l’on écrira ou prononcera à sa guise), on se souviendra d’abord qu’il s’agit d’une discipline complexe dont les origines sont typiquement japonaises (ce ne sont pas les apports indiens, mongols et chinois qui font l’âme de cette méthode).

Cette prise de conscience n’empêche pas de remarquer que nombre de dessins de Dürer (quinzième/seizième siècle allemand) ressemblent farouchement à des esquisses de mouvements toujours étudiés de nos jours dans les dojos et que les lansquenets et autres piqueurs de hallebardes de ce temps n’avaient même pas idée que le terme jiu-jitsu existait et pas même celui que le Japon était un pays de l’autre côté de la Terre.

 

Régulièrement, il est important de resituer historiquement la discipline que l’on pratique et d’en comprendre ainsi, mieux, les tenants et les aboutissants. Régulièrement aussi l’enseignant est confronté à quelques questions exprimées par les novices et le grand public : Combien d’adversaires avez-vous tués, qui est le plus fort, qui est le champion, comment casse-t-on une brique, est-ce que cela fait mal, ... et puis plus insidieuses, votre méthode est-elle agréée, est-elle meilleure que celle du voisin, est-elle la plus efficace, quid de vos diplômes, avez-vous une carte d’affilié, êtes-vous membre du parti, si j’ai les pieds plats puis-je faire du jiu-jitsu ? Est-ce la même chose que le wa justsu, le sudoku est-il plus facile, les tchimboum tralala ...

 

Je demanderai un effort considérable à ceux qui posent la (les) questions aujourd’hui : merci de relire les chroniques précédentes où se trouvent les réponses (à tout le moins des réponses) (ils y trouveront également quelques détails me concernant, ce qui leur permettra de comprendre que je sais de quoi je leur parle) sans s’attacher à la particularité franco-belgo-luxembourgeoise des sociétés, fédérations, associations ... La question est sous-tendue par une demande de l’un d’entre nous, inquiet peut-être, déstabilisé par les pressions extérieures, qui sait ? :

 

Que pensez-vous du Jujitsu Français de la FFJDA?

 

La question n’est pas anodine puisqu’elle se situe chronologiquement après un événement, connu de quelques uns, qui a mis en cause la fédération française de Judo et un organisme auto proclamé où trône un certain Surace. (Ce n’est pas péjoratif, c’est semble-t-il le patronyme d’un monsieur qui se déclare me dit-on dixième dan de jiu-jitsu.) J’ai, sur la liste de communications attachée au site 100% JuJitsu de l’ami Sutefuan, donné il y a quelque temps un avis sur les techniques présentées sur le site web de cette école mondialisante (faut vivre avec son temps !) dont le power big chief semble être ce dénommé Surace et donc on sait ce que j’en pense. Dans les chroniques que j’ai écrites au début des années quatre-vingt, j’ai parlé régulièrement de ce que j’appelais à l’époque « les marchands de saucisses » ... ils n’ont pas disparu, au mieux, ils s’appellent désormais kings of the hotdogs.

 

Du Jiu-Jitsu français (sic !) pratiqué à la FFJDA, je ne pense strictement rien, le terme français accolé me rend transi, le Jiu-Jitsu ne saurait être français. Soyons clair, certains ont appelé des méthodes plus ou moins intéressantes jiu-jitsu mais ont rapidement modifié le nom de leur école ou de leur méthode, c’est ainsi que Roland Marotaux qui passa comme beaucoup d’entre nous à la montagne Sainte Geneviève s’intéressa au jiu-jitsu mais finalement intitula son école AIKI-GOSHINDO plus récemment japonisée en MAROTO-HA, on trouve un autre pratiquant qui, par osmose peut-être, a intitulé sa méthode : AIKI MAKOTO, on ne sait pas très bien qui copie qui, qui s’inspire de qui, le cas est fréquent et les disputes de clocher sont traditionnelles sur l’ancien territoire des Gaules. Ainsi Alain Guingois élève dudit Maroteaux créa, dit-il, le Goshinkaï s'inspirant, non pas du Goshinkaï du toujours prolixe Maroteaux mais de techniques énergétiques chinoises et des arts martiaux japonais. Que disent Sailly et d’autres, eux-aussi ayant connu les turbulences de l’Hakko (jiu jitsu !) importé par Maroteaux (encore lui – qui décidément a fait beaucoup, le pire et le meilleur !) mais aussi disent-ils parfois par Quéro ou Thierry Riesser Nadal. Cocatre, Lalande, Correa, Porras, Masnière et bien d’autres encore ont fait de même. Exit donc, les jiu-jitsu de formes diverses créées par des personnages attachant ayant les uns et les autres des qualités évidentes et des défauts aussi grands. Ce qui ne porte aucun jugement de valeur sur leur enseignement réel, quel qu’en soit le nom.

 

A la FFJDA, on se souviendra de l’époque Courtine et Pariset et des luttes de pouvoir interne avec les anciens du collège des ceintures noires qui eux pratiquaient encore les fameuses techniques de self-défense mises au point par Kawaishi.

 

Le jiu-jitsu enseigné par les écoles affiliées à la FFJDA est un complément au cours de judo qui a été ajouté à la suite de l'apparition de l'Atémi Jitsu de Bernard Pariset et de ce qui s'en est suivi. C'est une belle initiative mais elle a créé une confusion de plus dans la tête des novices et des étudiants de la FFJDA (et des autres ligues apparentées). Je pense que c’est de cette confusion que tentent de tirer profit certains enseignants qui ne visent qu’à obtenir quelques subsides étatiques et autres reconnaissances, ah oui, l’ Unesco ! Sûr qu’il y a un quinzième ou un trentième dan qui y pontifie et octroie ainsi des titres de reconnaissance universelle. Au lieu d’un nom d’organisme international, j’aurai préféré lire un nom de personnage que l’on peut rencontrer en chair et en os.

 

Je pense qu’une erreur fondamentale a été commise en assimilant judo et jiu-jitsu au sein d’un enseignement globalisé qui non seulement n’y était pas préparé mais qui dans son ensemble tirait autour de lui un monde de « compétition » et de course aux titres sportifs. Le judo moderne est un sport, le jiu-jitsu n’en est rien. J’avais attiré l’attention il y a plus de dix ans en Belgique sur cet état de fait quand Madame Leleu, excellente judokate s’était lancée dans l’aventure du fighting etc...

Il est impossible de faire de la compétition de jiu-jitsu, art qui ne se prête en rien au subterfuge et aux règles sportives et donc venir m’expliquer en long et en large que des gens de telle ou telle école sont venus ridiculiser des pratiquants de la FFJDA me ramène aux combats ridicules de Padoubny et autres Dubois, refusant d’accepter qu’à nouveaux siècles, nouvelles formes de vie. En d’autres lieux, John Wayne aurait sorti son colt et le prétentieux martial serait passé de vie à trépas. Ippon !

 

On ne compare pas des choux fleurs et des abricots.

 

En se perfectionnant techniquement, le JiuJitsu enseigné à la FFJDA peut devenir plus attrayant et « efficace » (ça veut dire quoi ?) s’il consent à quitter les réflexes sports pour intérioriser les techniques et le cas échéant les remettre sur le terrain qui n’est plus alors un dojo. Mais ce n’est aucunement le but du jiu-jitsu.

 

Il existe de nombreuses écoles de combat de rue, de combat des chefs, de combat de coqs ! Rien à voir avec notre discipline dans laquelle n’existera jamais de « coupe du monde de quoi que ce soit d’autre que de démonstration de pureté technique encore faudrait-il trouver un jury capable, comment décerner des titres autres que sympathiques à un artiste ?

Quant à réunir un comité d’honneur comptant les plus illustres maîtres du monde, cela m’étonnerait beaucoup, je ne connais aucun maître qui se dérangerait de ses habitudes et de son dojo pour assister à un show parisien, mais sans doute la notion de maître est-elle élastique.

 

Shin tai jin disait Jigoro Kano.

 

L’essence du jiu-jitsu et de la plupart des arts martiaux japonais est profondément non-violente. Elle repose sur le principe de non-résistance qui consiste à utiliser l’attaque de l’adversaire pour le mener à sa propre perte. Celui qui se défend, au lieu d’essayer de bloquer le mouvement adverse, l’esquive et le canalise de façon à le retourner contre l’agresseur. Si l’adversaire pousse, il suffit d’esquiver ou de le tirer pour qu’il tombe de lui-même. S’il tire il n’y a qu’à le pousser. Plus l’attaque est puissante plus le choc en retour est désastreux. Le principe de non-résistance conduit l’attaquant à devenir la victime de sa propre attaque et à récolter le fruit de ses mauvaises intentions.

 

Amis de la FFJDA, vous êtes sur la bonne voie, ne vous laissez décourager ni par les turbulences aléatoires et médiatiques ni par les vociférations des cabots. Pratiquez, perfectionnez-vous, acceptez les critiques et transformez les en chemin de victoire sur vous-mêmes, c’est la seule victoire intéressante.

 

Ici et maintenant.

Xian

Christian Drèze

Kyoshi Nihon Jitsu

 

 

 

 

18:03 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : judo, jujutsu, art martial |  Facebook |

27/09/2006

Patience et longueur de temps ...

Des raisons techniques empêchent la publication de cette aventure pour l’instant... Vous trouverez momentanément un peu de lecture quotidienne chez http://jemappellehenri.skynetblogs.be/ ou des lectures anciennes ... http://petitedetente.skynetblogs.be/post/3720330/oublicat... bientôt sur le web avec liens ad hoc...

07:26 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |