17/03/2005

Courrier-vous répondu à ma place ?

En réponse à un questionnement de l’ami Julien ...( réponse directe sur le forum de http://w=w.lejujitsu.net )

 

Mon sentiment est qu’il est important de répondre à ce genre de questionnement à la fois pour rassurer et pour dynamiser.

Julien, qu’en est-il aujourd’hui ?

 

As-tu trouvé dans ta fréquentation du dojo un certain nombre de réponses aux questions que tu t’es implicitement posées avant de commencer et dans les premiers moments ?

 

Bien entendu, chaque professeur enseigne différemment et le niveau réel de l’enseignement est fatalement conditionné par de nombreux facteurs ne dépendant pas de l’élève mais de celui qui enseigne.

 L’élève arrive au dojo pour des raisons diverses et très personnelles et l’approche globale est, comme je l’ai indiquée dans la dernière chronique, plus particulièrement cataloguée sous trois routes distinctes : l’autodéfense, le sport, la discipline gestuelle traditionnelle.

 

Chaque dojo est dirigé par un personnage qui a un certain nombre de connaissances et de compétences. Un bon instructeur est suffisant pour mener un élève débutant vers la fin d’une première année de fréquentation habituelle ( trois à quatre heures réelles de pratique par semaine ).

Plus tard le chemin sera très différent pour chacun et la recherche d’un professeur puis d’un entraîneur ou d’un maître mènera sur la voie choisie. C’est formidable lorsque la possibilité existe de pouvoir pratiquer d’emblée avec un professeur de haut niveau mais il faut savoir que l’on attrapera ses défauts et ses manies qui ne sont pas toujours valorisants, il importe donc, sans mettre en cause les connaissances de son premier ou de son actuel professeur, d’en fréquenter d’autres, de comparer sans critiquer négativement, de prendre là où ils sont les conseils judicieux que l’enseignant, l’ancien, donne.

 

Répéter une gestuelle à l’identique, l’adapter à sa morphologie et à son caractère, découvrir son corps et soi-même dans la recherche de la voir du jiu-jitsu ... Se rappeler que les maîtres d’arts martiaux des deux siècles précédents étaient toujours d’excellents praticiens d’ostéopathie et de kinésithérapie... qui peut le plus (tuer) peut le moins (garder ou ramener en vie ) est un raccourci sévère de l’esprit mais il doit être résolument interprété comme vrai.

 

Je ne peux que conseiller à tous les débutant le type d’approche ressenti par Julien : SENTIR, VOIR, RESSENTIR...

Vivre le jiu-jitsu ....


06:12 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.