01/01/2012

Il n'y a jamais de dernière mission

Il y en a toujours une sur le feu ...

17:14 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/01/2011

Les feuilletons hebdomadaires sont de retour à l'Univers illustré, ...

bientôt le retour de H !

09:53 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2010

Les chroniques

se poursuivent chaque mois chez Stéphane ( jiujitsu 100% ) ou ici

06:07 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/08/2010

Jonkai

La jonchaie

 

Alors que je butinais de blog en blog, de fichiers "sociaux" en Twitter, j'ai découvert un Georges Leroy  à l'étonnant surnom de John Khai, un coup d'œil m'apprit qu'il s'agissait de l'un des fils de Georges Leroy, maître de jiu-jitsu.

 

Sait-il que le mot Jonkai a été inventé par  son père qui compara les pratiquants de cet art martial souple à des roseaux, des joncs, fléchissant sous le vent et se redressant aussitôt… Ils plient mais ne se rompent point … Les élèves ressemblent à une jonchaie, japoniaisée en jonkai…

 

(15 septembre prochain : le retour de la chronique)

15:08 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/05/2009

Chroniques

 

lien chronique mai : http://xianhenri.be/Jiujitsu/chroniques/200906.html

le départ : http://xianhenri.be/Jiujitsu/chronik.html

05:45 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/04/2009

osotogari

O soto Gari

07:15 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/03/2009

chronique de mars

Le mois dernier, j'ai attiré votre attention sur la réalité de ce que nous appelons « la légitime défense », il me paraissait important de préciser, une fois de plus, les concepts légaux qui entourent la pratique de notre discipline lorsque nous serions tentés de l'utiliser aux fins de nous défendre.

Car bien entendu, « apprendre à se défendre » est la motivation principale avouée de la fréquentation des salles d'arts martiaux.

Le dojo n'est pas cet endroit où l'on apprend simplement cette autodéfense. Le dojo est l'endroit où, au travers des formes gestuelles, on tente d'atteindre la maîtrise non seulement des gestes mais aussi des pensées. Le dojo est donc un lieu où l'on apprend la vie, où l'on découvre le chemin de soi-même.

Et effectivement, cette voie se trouve dans la répétition incessante de l'étude des formes et dans la rigueur que l'on y apporte.

Au fur et à mesure que l'on pratique, disparaît cet alibi enthousiasmant de la nécessaire défense de soi du fait de l'agression de l'autre. La découverte d'une vie sociale qui peut être différente devient donc une seconde manière d'envisager l'art martial. Pour certains, il faut maintenir l'esprit de compétition, de combat, de victoire, de destruction parfois, c'est une vision qui me déplaît et que je crois vaine démarche. La nécessité de la compétition pour démontrer sa puissance ne mène qu'à l'inévitable échec qui se trouve au bout de toute démarche basée sur la tentative de domination de l'autre.

Je ne nie pas la capacité d'émulation produite par le jeu et par la simulation d'une lutte, d'un combat, mais cela doit rester une pratique enfermée dans la démarche puriste de la recherche des formes. S'il est nécessaire de se forger des armes pour détruire d'autres, nous vivons obligatoirement un échec social. La maîtrise, c'est la domination de soi, la victoire par la paix c'est s'harmoniser au milieu vital.

Le jeu doit donc être non vindicatif et non compétitif, il doit être un jeu de rôles et c'est vraiment cela que nous démontrent les enseignements accumulés depuis des siècles : se forger un corps et une âme par cette répétition de formes (les katas) et il est bon que dans cette étude, le partenaire-adversaire tente de nous déstabiliser. Du fait de son niveau et de la hauteur en forme et en sincérité, de son attaque, il nous impose des contraintes de plus en plus précises. L'apprentissage des solutions à apporter à ces contraintes est la base d'un système complexe de maîtrise d'émotion, de concept mental, de réflexion sociale, de pratique de santé et d'harmonie permettant de s'insérer parfaitement dans une société donnée.

Ainsi, notre jiu-jitsu devient un système de développement heureux de l'individu.

Trop souvent, au cours des siècles, on a semé la confusion à laquelle il faut ajouter les pièges de la langue et des traductions de courants de pensées orientaux vers l'occident très souvent incapable de les comprendre.

Les historiens comme les pratiquants violents (de fait ou de droit) mélangent allègrement jiu-jitsu, self-défense, sport, close-combat, etc. ... Les orientations modernes y sont pour beaucoup. Mais elles ne sont que partie infime de notre vaste étude.

Taiho-jitsu est un système de techniques d'intervention mis au point à Tokyo à partir de 1946 par des instructeurs de la police reprenant des techniques enseignées par Mifune, Sato et Othsuka. Il s'enseigne aux forces de police japonaises et sont reprises par diverses autres organisations en Extrême-Orient, aux Usa et en Europe.

Tosku Kakuto jutsu est un système de close-combat directement issu des techniques de combat de l'armée nippone reprenant des techniques enseignées par Mochizuki, Chiba et Inoue. Le système a été remis « à jour » plusieurs fois depuis 1950 et est enseigné dans nombre de camps d'entraînement militaire de type « commando ».

Le Goshin jitsu (original, rien à voir avec les compilations franco-françaises ou néerlandaises ou le kata du Kodokan) est un système de jiu-jitsu, dérivé du Daito ryu et du Yagyu jitsu, mis au point par Tatsu Tanaka et perfectionné depuis 1970 comme système de défense rapprochée simple à usage des « civils ».

Récemment, sous la pression des fédérations de judo d'une part et celle des différents ministères des sports et de la culture d'autre part, différentes méthodes pédagogiques modernes ont été mises au point en amalgamant judo - karaté - aïkido avec un dédain total pour la culture véhiculée par chacune de ces disciplines. Plusieurs « fédérations » organisent ainsi des tournois et compétitions de « jiu-jitsu », le retour aux rings de catch as catch can médiatico-financier est proche. Bien entendu, rien n'empêche un pratiquant de s'exercer à ces tournois mais si le séduisant amalgame présenté comme pédagogique a une valeur certaine au niveau physique, il est totalement à l'inverse de la culture originelle véhiculée par les écoles de jiu-jitsu, même celles très récentes comme l'Atemi-jitsu. Tous les sports de combat et les disciplines physiques qui y ressemblent connaissent régulièrement dans leur évolution de semblables déviations. Elles sont naturelles et inhérentes à l'âme humaine. Il est effectivement difficile (surtout pour un Européen, cartésien) de pratiquer une discipline sans obtenir une visualisation des paliers et du chemin parcouru.

C'est ce que Kawaishi avait compris en « inventant » les couleurs de ceintures.

La certitude de connaître la forme, le geste est la réelle victoire de soi sur soi, il n'est pas nécessaire à celui qui est sur le chemin de la maîtrise d'en faire démonstration vaine. Le partenaire-adversaire au dojo est suffisant pour apprendre à nous comprendre, à nous auto-évaluer, à utiliser le minimum d'efforts pour, le cas échéant, faire respecter notre intégrité et les règles de vie sociale.

 

autres chroniques : Chroniques

06:00 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/02/2009

Chronique de février 2009

(extrait)

Dans les pays occidentaux, dits civilisés, les êtres humains ont des relations physiquement assez calmes, normalisées par un courant culturel, un passage scolaire, une éducation sociale. Mis à part le professionnel rare de la chasse au Panou en Brabant flamand, les porteurs d’armes sont rares en dehors des gardes civiques et autres gendarmaskaias. Ces derniers sont d’ailleurs de manière frustrante soumis aux mêmes règles de bonne conduite que tout un chacun.

Complète : 

http://xianhenri.be/Jiujitsu/chroniques/200902.html

09:55 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/12/2008

hello

Joyeux noel et merveilleux début d'année

Henri et ses amies vous remercient d'être venus les lire et regarder cette année encore.

Henri et les siens seront absents jusqu'au 15 janvier 2009.

Le site http://xianhenri.be reste accessible.

A bientôt pour une nouvelle vraie bonne année !

06:15 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/11/2008

Lexique

 

Amateras : Déesse du soleil dans la religion shinto. Elle est considéré comme la mère du Japon, née de l’œil gauche de Izanagi, et comme l’ancêtre légendaire de la lignée impériale japonaise

 

J’ai trouvé ce savoureux vocable et j’ai pensé qu’il était intéressant de parler un peu de la culture nipponne, c’est en cours d’élaboration, un premier jet est en place chez http://xianhenri.be/Jiujitsu/chroniques/franconippon.html

10:13 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/05/2008

Chronique mai 2008

 

 

 

 

 

Devenir centre du monde c’est entrer dans le monde de l’énergie et du mouvement perpétuel et non dans celui de l’enfermement égoïste au centre d’une coquille habitée par soi-même.

 

Rendu fou par cette coquille qui pèse tellement lourd, l’homme agressif, faussement protégé par murs et murailles ne peut que survivre (et encore !) dans la peur et la crainte de l’autre, cet autre qu’il perçoit sans cesse comme « l’ennemi ».

 

Le jiu-jitsu va permettre, par son étude infinie des mouvements qui deviennent de plus en plus simples, de plus en plus naturels, de contrôler l’énergie qui nous habite tout autant que celle qui s’échappe de celui qui avance avec l’apparente intention de tout écraser, tout dominer, voire nous nuire. Cet agresseur est plein d’énergie vindicative, revendications dont il ne sait que faire, un trop plein d’énergie refoulée. Seule la destruction de l’objet de sa haine pourrait le calmer pense-t-il, mais il n’est même pas capable de définir cet objet.

 

Jiu-Jitsu nous apprend à être ce centre d’énergie que nous allons utiliser pour mieux vivre, et le cas malheureux échéant, « nous en sortir d’une mauvaise passe ». Il n’y a rien de mystérieux à cela et chacun peut utiliser un peu de connaissance du jiu-jitsu pour l’utiliser en « self-défense », nos organes et nos facultés mentales fonctionnent 24h/24 pourquoi donc ne pourrions nous pas les employer à notre profit, les mobiliser si besoin est.

 

Le savoir-vivre et les règles d’étiquette d’une société se doivent d’être appliqués par les personnes qui vivent au sein de celle-ci. Si l’une d’entre elle transgresse la règle, le jiu-jitsu doit nous permettre de remettre les choses « en ordre » sans volonté de détruire. Pour y réussir, aucune tricherie n’est permise à l’entraînement, les randoris, les assauts, les exercices mille fois répétés sont le quotidien, on ne peut se soustraire à un partenaire trop vif ou au danger de l’arme réelle. (J’incite les professeurs et moniteurs à utiliser la main vide ou l’arme réelle et non des ersatz de bois travaillé ou de caoutchouc. C’est le mental qu’il faut dominer et non le bras armé qui n’est rien qu’une prothèse, une prolongation inutile).

 

Le jiu-jitsu traditionnel issu des arts martiaux japonais du XIXème siècle n’offre pas le recours trompeur de la fausse efficacité des coups brutaux frappés qui ne sont que spectacle de foire. Il permet simplement de vaincre (et non pas de gagner !), de dominer, de maîtriser.

 

 

Le jiu-jitsu traditionnel se détache des « ryu » (écoles), les styles de chacun importent peu, la règle en autodéfense sera à tous les degrés d’intervention de ressentir l’agresseur et non son attitude, l’agression.

Selon le niveau de celle-ci et la mise en danger réel de nous-mêmes ou d’autrui proche, notre comportement sera gouverné par l’idée de ne pas combattre. Terminer l’altercation quasi au moment de sa naissance.

Parade ou esquive, atémi de dissuasion si nécessaire, engagement d’une « clé » ou d’une projection, atémi avant de maîtriser un adversaire encore rétif, immobilisation et contrainte d’apaisement.

 

Ces principes sont ceux de l’homme civilisé en situation « ordinaire », il n’est pas ici question de combat pour ou contre les forces de l’ordre, de passe d’armes militaires : Les applications de jiu-jitsu en ces situations relèvent d’un autre enseignement et d’une autre philosophie.

 

Xian. (autres chroniques)

08:45 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/05/2008

Retour des grandes chaleurs

 

Je ne peux m’empêcher de publier cette « photo volée » d’un participant à un stage de karaté à Loverval, impulsé par Christian Lejeune. Celui-ci débuta, dit-il, le jiu-jitsu en 1973 avec Raymond CUSTERS — que j’ai fréquenté lorsqu’avec Paul Dermine nous pensions « pédagogie des arts martiaux ». En 1976, Lejeune arrête le jiu-jitsu pour cause de santé. Plus tard, il s’inscrira à Gilly au collège des ceintures noires « francophones » de Belgique section Karaté Kyokushinkai à Charleroi où il fréquente René SEVERY pionnier du style Kyokushin en Wallonie.

Je trouve cette image magnifique, je l'intitulerais " La recherche du deuxième souffle".


dyn002 stage karaté Loverval
 
 

08:14 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art martial, karate |  Facebook |

23/04/2008

Simple communiqué

Simple communiqué

 

 

Les étonnants raccourcis dont s’émaillent sans cesse les textes des « francophones » de Belgique lorsqu’il s’agit de faits historiques finissent par ressembler à du négationnisme.

Lorsque l’on se pique de faire un « essai d’histoire du jiu-jitsu », il vaudrait mieux approfondir l’étude des sources et vérifier leur exactitude. Enfin, rien n’empêche de trouver quelques personnages « vivants » et, faisant abstraction des luttes tribales Flamands – Wallons, leur tenir une conversation souvenirs.

 

Ainsi, je pense qu’il est important pour les actuels pratiquants belges de jiu-jitsu de savoir que le développement de cet art martial s’est effectué d’abord à Bruxelles, où les premiers pratiquants furent les élèves des frères Minne (qui ne furent pas des clowns de music-hall mais bien des enseignants réels dans un monde qui ne connaissait pas encore la manne socialiste des « subsides »).

Alexandre et Maurice Minne tiennent leur savoir de maîtres chinois (appris là-bas) et de perfectionnement permanent avec les Japonais de l’époque, particulièrement Yuko Tani.

 

Le jiu-jitsu belge connaît un beau moment de gloire lorsque Victor Boin devint champion en 1907. De cette époque datent les premiers « professeurs » de la discipline, ils se nomment Giernaert, Mertens entre autres.

La guerre tristement célèbre sous le nom de « deuxième guerre mondiale » va bouleverser l’ordre existant des choses. À sa suite, un monde nouveau se crée, initié dans le domaine de l’art martial par les découvertes des uns et des autres. Koizumi a laissé des traces chez les commandos anglo-saxons, les anciens élèves de Kawaishi essaiment parmi les anciens militaires démobilisés.

Si le jiu-jitsu perdure à Bruxelles, c’est grâce encore à Maurice Minne et à ses élèves tandis que les Anversois s’entraînent avec le Hollandais Van Nieuwenhuizen.

 

Les techniques enseignées aux uns et aux autres s’apparentent au Tenshin Shinyo Ryu qui était le jiu-jitsu pratiqué par Yuko Tani et la plupart des Japonais ayant vécu un moment à Londres et enseigné au BUDOKWAI. Certains de ces « sensei », tel Koizumi, avaient déjà publié des ouvrages descriptifs à usage des Européens.

 

Le jiu-jitsu belge va donc ainsi devenir totalement belgicain puisqu’il va se scinder en trois écoles distinctes et que chacune d’elle va également soit se subdiviser soit s’enorgueillir d’être la seule et unique fédération officielle, la zwanze de Thijl Uylenspiegel et de Tchantchès nous rattrapent.

 

On va même plus loin dans l’invention des légendes, mon ami Falise aurait, dit un brave Rebecquois, été invité à un « défi » par Maurice Minne.

L’époque n’était pas à ce genre de défis et si pour gagner sa vie, plusieurs pratiquants de ce temps-là étaient catcheurs le dimanche sous les masques amusant de l’Ange blanc et autres démons, dans les dojos qui ne se nommaient encore que « salles » on était très sérieux.

 

Effectivement, Ravinet, Pianetti et Kolychkine formèrent un groupe de pratiquants plus intéressés par le judo que par le jiu-jitsu ; ils sont rejoints par l’ami carolorégien Falise.

 

Comme moi-même, André Noël ou Ernest Grosjean d’une part, les anciens de la Ligue Belge de Judo, d’autre part, pourraient raconter de nombreuses anecdotes des suites de cette rencontre, on quitte le domaine du jiu-jitsu. Ravinet s’installe judoka rue de la glacière à Saint Gilles et Falise s’installe à Marcinelle dans la banlieue de Charleroi. Avec le club bruxellois du « Trèfle » ce seront les pépinières des judokas qui se présenteront aux championnats du Monde.

 

Si le jiu-jitsu devient donc provisoirement « absent » en Wallonie pour cause de transformation pédagogique en « judo », il n’en va pas de même à Bruxelles et en région flamande.

 

À Bruxelles, plusieurs écoles existent, issues toutes de la pratique « Minne », particulièrement on retrouve au début des années cinquante les ceintures noires nommées par Minne (il fallait dix ans de pratique !) Van Itsem Pierre, les frères Schmit, Marcel Beheydt, George Leroy et Alexander Van Der Perren mais aussi quelques autres n’ayant passé que peu de temps auprès du « prof » : Jean Stas, Julien Naessens, et Léon Geirnaert.

 

Au nord du pays, le jiu-jitsu va connaître lui-aussi une disparition progressive pour les mêmes raisons pédagogiques (et de collecte de subventions). François van Haesendonck tiraillé entre judo et jutsu acceptera de participer à la fondation de la Belaja dont le judoka Tokio Hirano sera le mentor. Van Haesendonck va donc sans cesse œuvrer à la bonne collaboration entre judo et jiu-jitsu, en particulier au travers de l’International Martial Arts Federation où siégeait Minoru Mochizuki. La petite histoire nous apprend que François avait été séduit par le jeu de l’acteur américain Peter Lorre qui effectivement était un pratiquant de haut niveau connu en jiu-jitsu aux États-unis.

 

Au départ de ces différentes branches, le ju-jutsu continue à se développer en Belgique, et bon nombre d'écoles ont fleuri et prospéré en étudiant et en développant les techniques, styles et méthodes légués par ces pionniers auxquelles s’ajoutent désormais (mondialisation oblige) des variables et variations provenant de partout.

 

(On pourra trouver d’autres références et anecdotes dans Histoire du Jiu-jitsu (section belge) que je remettrai prochainement en pdf pour lecture sur la « toile ») (Histoire du Ju Jitsu – Cdécritures 347 – publié en juin 2003, épuisé)

Xian

 

09:08 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/04/2008

Chronique de Xian avril 2008

 

http://littlebeatleaware.blogspot.com/ et http://www.aiki-jutsu.be/yawara/edito.html

 

 

Une fois n'est pas coutume, je réagirai « en forme de chronique » à propos de l'article « randori » publié conjointement chez les deux éditeurs cités en exergue.

 

Commençons par offrir une fleur (un lotus ?) aux courageux et compétents composeurs de la revue du club cinacien toujours fort bien faite et la seule ayant tenue de fond et de forme que j'aie connue au CNCNB (dont je fus membre « in illo tempore » ... le président s'appelait Monsieur Gendarme, c'est tout dire, on n'y faisait que du judo...).

 

Il faut donc bien entrer à toute vitesse dans le vif du sujet, d'autant plus que celui-ci s'intitule Randori, bien entendu Randori ne signifie pas  «  l'attaque d'une personne par plusieurs partenaires »... et comment ne pas sursauter à la juxtaposition de réalité et randori. Soyons réalistes, il est peu probable de s'en sortir intact voire vivant contre quatre personnes armées qui en veulent réellement à votre vie est-il noté dans le texte. C'est vrai que l'on pourrait écrire qu'un amateur de VTT a peu de chances de gagner le Tour de France... mais cet amateur-là s'y collerait-il ? Soyons sérieux, aucune école publique « ordinaire » d'art martial en Europe, même matamoresque - il y en a ! ne propose d'apprendre à se trouver à l'aise dans des situations de close-combat réservées - fort heureusement, à quelques comparses d'unités « spéciales » policières ou militaires.

 

Restons-en là quant à la philosophie et laissons Goldman sur les routes qui sont belles (boune diouss, il serait passé par mon village, les ressorts de son 4x4 l'auraient fait changer d'avis !) et parlons donc de Randori.

 

Le randori dont je parle ici est bien une forme de préparation physique faisant partie de l'ensemble des arts martiaux japonais depuis que ceux-ci ont été squattés par les Européens.

On pourra donc relire si on en trouve l'envie : 19 avril 2005 : CHRONIQUE N°20 : Randori sur ce même site ou encore le fascicule 2634 que j'avais commis en 1995, (extrait partiel de : UNE GESTUELLE CONTRE L'ALIENATION SOCIALE)

 

Le randori n'est donc pas l'attaque d'une personne par plusieurs partenaires ce qui est évidemment une erreur sémantique que seul un pratiquant sincère peut faire : un partenaire n'attaque jamais, sinon, il serait donc un adversaire... heureusement le randori est et n'est pas cet exercice, c'est le rapport d'énergie d'un homme face à lui-même. C'est la perception de soi face aux autres, c'est l'aboutissement de soi face au vide, je peux avoir une certaine crainte d'une masse « méchante et mal intentionnée » qui se dirige vers moi, pire, elles sont plusieurs, heureusement il n'y a ici que perception d'énergie, je réagis sans aucune sensation particulière des passions destructrices qui pourraient animer le monde en dehors de ma sphère. Moi, jiu-jitsuan, j'ai brisé cette croûte, cette coquille, j'ai renversé cette barrière derrière laquelle une société aux règles aliénantes voulait m'enfermer. Mon énergie disponible à chaque instant peut éclater grâce à des heures de pratiques sur un tatami, je suis le jiu-jitsu, je suis l'énergie, je suis moi, et Randori m'aide à me propulser dans le monde réel sans identification à de faux-semblants.

 

La partie « self-défense » du jiu-jitsu se base non sur la compréhension du geste mais sur l'entraînement aux automatismes mentaux et physiques, par l'apprentissage de mouvements codifiés basiques. Grâce à Randori, je vais entrer lentement dans le monde de la connaissance profonde du jiu-jitsu d'instinct et au-delà : de moi-même.

 

Le randori doit avoir - c'est ma conception, un autre but encore, un but ultime : Comprendre qu'il est possible de créer une philosophie vitale heureuse, solidaire, humaine au départ de ce qui fut il faut oser le dire un apprentissage simpliste destiné à nous ôter les craintes du combat par l'acquisition de techniques ayant pour but initial d'ôter la vie. Randori doit nous aider à ne pas construire de forteresse inutile autour de nous et à nous aider à rechercher la communication avec l'autre pour l'intégrer dans un acte de vie et non de nous propulser simplement dans un acte de survie.

 

Clin d'œil final ... survivre contre quatre, oui, pensons autrement et même jusqu'à six, le gabarit humain ne permettant pas sept agresseurs simultanés, l'un d'entre eux frapperait son copain avant de vous atteindre ... La réalité est que quatre ne sont jamais que un plus un plus un plus un ... c'est une question de souffle...

Continuez à fouler le tatami, à vous aérer, un peu de jogging, un peu de muscu et beaucoup d'humilité...il n'y a aucun déshonneur à ne pas se trouver sur l'aire d'un combat.

 

Bon mois d'avril ... ne vous découvrez pas d'un fil ...

Xian.

(autres chroniques : http://xianhenri.be/Jiujitsu/chroniques/)

11:10 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/03/2008

Toujours ces bonnes vieilles querelles de clochers français ...

Le 14 août 2006 décédait Jean-François Masnières.
Celui-ci était le fondateur de l'école Zen Hakko Kaï,
un dérivé de l'école japonaise Hakko Ryu Ju-Jitsu
dont Jean-François Masnières avait été diplômé Shihan ("modèle")
par le fondateur de l'école Hakko-Ryu, Ryuho Okuyama.

A la mort de celui-ci, une assemblée extra-ordinaire
a été convoquée par son frère, Jean-Luc Masnières, 5ème dan
de Judo et 2ème dan de Karaté.

Différentes orientations ont alors été proposées :
- stages avec d'autres disciplines pour promouvoir la discipline et s'enrichir
au contact des autres
- école de cadre pour améliorer la compétence des enseignants.
- stages techniques entre les professeurs
- stage organisé par un shihan de l'Hakko-Ryu.
...

Jean-Luc Masnières a annoncé son départ du Zen Hakko Kaï.
La présidence de l'association a été confiée à un pratiquant
qui suivait par le biais de quelques stages Jean-François Masnières
depuis seulement deux ans. Suite à cette nomination, certains
anciens pratiquants ont quitté l'association .

Ce président a déclaré qu'il continuerait à développer
le Zen Hakko Kaï en lançant de nombreuses manifestations,
en établissant un nouveau programme technique,...

La première décision de président a été d'annuler
le stage organisé par Jean-Luc Masnières avec le shihan
de l'Hakko Ryu : tout le monde a été informé sauf le shihan
qui s'est rendu avec son Uke au dojo...

Ce stage a finalement eu lieu 6 mois plus tard et semble
reconduit cette année. Mais, force est de constater qu’en
dehors de cela, rien n'a été organisé, aucune école de cadre,
aucun stage technique, aucun nouveau programme...
Le président communique très rarement avec son bureau (une fois
par an avec son secrétaire pour annoncer le stage du Nord).
Pour information, alors que Jean-François Masnières était
atteint d'un cancer généralisé, un stage avait au minimum
lieu tous les deux mois.

Si ce président a été très présent avant la mort
de Jean-François Masnières, celui-ci a été complètement
absent lorsqu'il a fallu reprendre le Zen Hakko Kaï.

Faute de pratiquants, le Zen Hakko Kaï est en train
de disparaître : Alors qu'il était très présent sur
la région de Mâcon, il ne reste plus qu'un club enfants.

Et les clubs de la région Nord, présidés par l'actuel
président, suivent l'enseignement qu'ils ont toujours
suivi et en aucun cas celui de Jean-François Masnières.
Certaines ceintures noires décernées par l'actuel
président refusent de chuter à gauche disant que c'est
difficile. On peut se poser légitimement des questions
quant à l'enseignement reçu.

Ce président ne perpétue en rien le Zen Hakko Kaï,
contrairement à ce qu'il l'avance.

Si Jean-François Masnières avait de nombreux détracteurs,
celui-ci, avait réellement une valeur technique :
Il passait sans aucune difficulté des clefs sur des personnes
de grand gabarit et arrivait à immobiliser des personnes
de 120 kg. C'était de plus une personnalité humaine très
attachante pour ceux qui l'ont côtoyé et qui ne sont pas
contentés de on-dit.

Le Zen Hakko Kaï est définitivement mort avec Jean-François
Masnières. C'est profondément dommage car cette école,
avait un lien avec la tradition du Ju-Jitsu et de l'Aïki-Jitsu
Japonais, et dans le voeu de Jean-François Masnières avait
une dimension éducative. Le nom de Zen Hakko Kaï est utilisé
maintenant comme paravent d'activités n'ayant aucun lien
avec le Zen Hakko Kaï (cf Jean-François Masnières dans
un article d'Arts et Combats de janvier 1996)
http://www.zenhakkokai.net/ac_01_96.shtml

Les pratiquants qui ont suivi Jean-François Masnières depuis
plusieurs années ne reconnaissent plus cette nouvelle
association.

Le site du Zen Hakko Kaï fermera ses portes définitivement
en mai 2008 :
http://www.zenhakkokai.net

Cordiales salutations.

Fabrice Bouffanet
Secrétaire démissionnaire du Zen Hakko Kaï
A suivi Jean-François Masnières de décembre 1996 à Août 2006
2ème dan de Zen Hakko Kaï
2ème dan de Judo
1er dan d’Aïkido

10:42 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : judo jujutsu |  Facebook |

21/03/2008

Retour aux chroniques et aux textes

très bientôt

Joyeuses Pâques.

Xian

09:20 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/02/2008

Nouvel ouvrage de référence

AB Editions a lancé une série spéciale d’ouvrages pour tous les pratiquants avertis sur les Nomenclatures du  JUDO - JUJITSU, écrite par Frédéric BOURGOIN, C.N. 6ème DAN.

Le DVD La nomenclature du Judo debout – Tome 2 est sorti le 3 janvier 2008 !

Il présente la famille des KOSHI - WAZA et des SUTEMI - WAZA, et des techniques inédites ; démontrées en vitesse normale et au ralenti.


 

En vente exclusivement par correspondance et sur
www.ab-editions.fr

17:11 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/02/2008

La chronique de février est lisible ...

ici : FEVRIER

10:50 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/01/2008

La suite 2008 est en cours régulièrement

Détails descriptifs de

Ma Méthode de self-défense Self défense Kawaishi  chez http://kyoshi.wordpress.com/

08:21 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/01/2008

Nomenclatures Judo Jiu-Jitsu

AB Editions a lancé une série spéciale d’ouvrages pour tous les pratiquants avertis sur les Nomenclatures du  JUDO - JUJITSU, écrite par Frédéric BOURGOIN, C.N. 6ème DAN.Le DVD « La nomenclature du Judo debout – Tome 2 » sortira le 3 janvier 2008 !Il présentera la famille des KOSHI - WAZA et des SUTEMI - WAZA, et des techniques inédites ; démontrées en vitesse normale et au ralenti.

En vente exclusivement par correspondance et sur
www.ab-editions.fr

Infos permanentes Jiu-Jitsu, dès le 15 janvier 2008 chez :

Xian 

10:07 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/11/2007

Une inscription, en ce temps-là ...

Le crayon bleu à mine

- Bonjour , monsieur, je sais que c’est ici qu’on peut apprendre le jiu-jitsu…
M. Kawaishi, que je ne connaissais pas encore, rétorqua avec une grosse moue :
- Ici pas jiu-jitsu, judo !
- Pour moi, c’est la même chose ! ajoutai-je…
J’ai bien cru que j’allais repasser le seuil de la porte manu militari.
- Pas la même chose du tout. Vous voulez apprendre judo ?
- Oui, monsieur !
- Vous avez profession à Paris ?
- Oui, monsieur, je suis médecin.
- Inscrivez nom et adresse …
Le maître me tendit un petit crayon bleu à mine. Je commençai à écrire mon nom. Mais la mine rentrait dans le bois très court ; je la repoussai, sans plus de succès. Je sortis alors mon stylo à encre. Mais M. Kawaishi tenait visiblement à son petit crayon à mine.
- Non, non, écrivez avec ce crayon ….
Je m’en sortais tant bien que mal avec la mine pour écrire mon nom et mon adresse…
- Quand vous voulez-vous commencer ?
- Tout de suite …
… Mais l’incident du crayon bleu, au cours du premier entretien, était resté dans ma mémoire, si bien que plus tard j’ai apporté à maître Kawaishi un crayon identique, neuf, en lui tenant des termes amicaux, respectueux mais légèrement ironiques. Il me répondit néanmoins :
- Non, non, exprès ce petit crayon bleu, je regarde comment le candidat écrit son nom et son adresse. S’il écrit bien et repousse la mine, je me dis : « Il est calme, on peut lui faire confiance. » S’il s’énerve et jette le crayon, je me dis : « Attention, c’est un élève qu’il faut surveiller particulièrement, il peut casser jambe à camarade ! »

Jean-Paul Garaix dans « Entretiens avec les pionniers du judo français » de Claude Thibault.

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14/11/2007

Self défense Kawaishi

 

Art martial :

 

Poursuite des commentaires chez

 http://kyoshi.wordpress.com/

( Self défense Kawaishi)

  

15:23 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/10/2007

Le mégophias (suite)

Lensky resta donc un instant, le doigt planté dans la poitrine de son adversaire qui demeurait figé, sans pouvoir remplir ses poumons d’air...

 

La lecture du texte appelle un court détour « historique » ...

En 1937, Charles-Henri Dewismes a vingt ans, il est amoureux d’une Chinoise avec laquelle il s’embarquera pour un séjour en Chine. Une histoire d’amour a vingt ans ... cela peut-il durer longtemps, la réponse de nos deux passionnés est non.Charles séjourne à Shangai puis décide de rentrer en Europe. Son séjour lui inspirera plusieurs romans et diverses situations que ses héros vivront.   C’est le cas pour : "La guerre du Pacifique n’aura pas lieu" et de nombreuses aventures de Bob Morane qu’il écrira sous le nom de Henri Vernes.

Un petit passage dans les milieux de la Résistance à l’occupation allemande durant la seconde guerre mondialel’amène insidieusement dans le monde de l’écriture où il se commet sous les pseudos de Charles Dewisme, , Carl W. Bogar, Robert Davids, Duchess Holliday, C. Reynes, Jacques Seyr, Lew Shannon et Ray Stevens. Puis en 1953 apparaît Henri Vernes.

À la demande de J.-J. Schellens, des Éditions Marabout, il crée le personnage de Bob Morane, dont le premier roman "La Vallée infernale" paraît le 16 décembre 1953.

 

On peut donc imaginer que la connaissance théorique tout au moins de Henri Vernes quant aux arts martiaux n’est pas seulement livresque. Un moment de vie en Chine et quelques accointances sino-sinusoïdales doivent lui en avoir appris plus d’un tour. Certainement, il n’a pas été ignorant de ces arts chinois Wu Shu, Kung Fu et autres Wing Chun dont on ne parlait guère. L’expert Sifu Yip Man n’a connu la notoriété que lorsque son élève Bruce Lee fit cette carrière cinématographique éclair qu’on lui connaît.

Charles Dewismes a vérifié « in situ » quelques-uns de ces mouvements de judo ou de jiu-jitsu qu’il aime à décrire en pratiquant lui-même.

 

En ce qui concerne le mouvement décrit dans son roman "la croisière du Mégophias", plusieurs lecteurs semblent avoir décelé ce qui est probablement une courte description, disons « un raccourci » pour exprimer l’inexprimable ... Je vais donc tenter de le faire. Plusieurs Maîtres d’arts martiaux du milieu du XXème siècle en démonstration ici ou là s’autorisaient à démontrer – succinctement, et de loin, telle ou telle imposition des mains ayant, disaient-ils, telle ou telle action, plus spécialement la paralysie. On retrouve là les mots qui accompagnaient également ces fameux cris qui tuent, les kiaïs.

Il ne s’agit ni de légendes ni de fanfaronnades, quel imbécile ridicule défierait « pour de vrai » un réel karatéka un peu évolué en pleine possession de ses moyens physiques en pensant que le coup frappé à la glotte (simple atemi pourtant) est une gesticulation de tatami.

Il en va ainsi de bien d’autres points du corps humain que peu d’occidentaux peuvent définir, notre conception cartésienne de l’anatomie faisant fi des plexus nerveux et des dégâts réels provoqués par les ondes de choc physiques et mentales. Oui, le mot est exact, l’appui sur tel ou tel point bien connu des acupuncteurs et de nombres d’ostéopathes provoque des réparations ou des lésions en d’autres endroits du corps. Ces points vitaux - appelés Kyusho – sont situés en des endroits précis, répartis sur tout le corps, leur toucher peut provoquer un traumatisme pouvant aller jusqu'à la mort.

 

On se retrouve évidemment avec la question idiote genre : « ma question se porte sur les points vitaux indiqués par Henry Plée. Est ce vraiment efficace ? Si je tape un type juste sous le nez, ça le mettrait KO ? ou ça lui ferait juste mal et le rendrait plus méchant ... »

 

Faut-il rappeler que tous les Maîtres de jiu-jitsu japonais étaient souvent ce que l’on appelle aujourd’hui des kinésithérapeutes voire pour beaucoup, professeurs d’anatomie. Faut-il rappeler que le jiu-jitsu japonais est quant à sa spiritualité typiquement insulaire mais très mongol et chinois quant aux techniques de base.

 

Une lectrice réfléchissante a osé écrire : j'ai solutionné l’énigme de la botte de Shanghai à ma manière, en imaginant que le type fasse une projection de l'esprit, une prédiction mentale en quelque sorte, au cours de laquelle son doigt est enfoncé entre les côtes de l'autre, il se façonne mentalement un étui de peau pour son doigt entre les côtes du mec, et celui qui n'y avait pas pensé à ce que cela soit possible ne peut effectivement, au moment où ce doigt s'y trouve, faire rien d'autre que s'arrêter de respirer, laisser tomber les bras le long du corps, perdre contenance propre au moment même où le doigt du type prend contenance en lui et celui qui y avait pensé agit automatiquement en conséquence, c'est à dire qu'il tend le bras de manière à ce que ce doigt s'enfonce à l'endroit "projeté". L'esprit de l'un vainc le corps de l'autre.

 

Il y a matière à dissertation mais c’est évidemment très exactement ce qui se passe : Le geste physique, conduit par la projection mentale de Lensky vers le marin turbulent provoque la paralysie d’un plexus nerveux. Bien entendu la psychologie du combat va jouer, il est évident que la pression sur le point ne peut être maintenue au-delà de quelques secondes qui semblent une éternité pour celui qui est à court de souffle. Il va de soi également que ce doigt doit très réellement se trouver à l’endroit adéquat, certainement inaccessible lorsque le personnage touché est vêtu tout autrement que d’un simple maillot de corps ou d’un sarreau.

Un long entraînement sera nécessaire à un pratiquant pour situer exactement ce point sur les morphologies les plus diverses et plus encore pour arriver à l’atteindre d’un geste précis et imparable.

Techniquement, on peut penser que ce point se situe de manière précise à côté du point LV13 (Méridien Kan-ching), proche de ce que nos anciens définissaient comme Inazuma : le point d’illumination.

 

 

Il sera temps de reparler de tout cela lors d’un prochain courrier et quant à vous, de vous en ouvrir aux « gradés » qui ont pris le temps de s’intéresser à ces pratiques typiquement orientales.

 

 

14:13 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/09/2007

Ma Méthode de self-défense

 Self défense Kawaishi : http://kyoshi.wordpress.com/2007/09/26/la-garde/ 

06:45 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/09/2007

A vos plumes pour un avis

 

Bonjour à tous...

Le hasard ayant mis Bob Morane à l’honneur dans les textes de quelques rubriques xianesques de cet été et dans la prévision de chroniques de la saison 2007 – 2008, un lecteur de la Chronique de Xian pose une question à laquelle je répondrai d’ici quelques jours, disons, une semaine ... une semaine pour apprendre ce que vous, pratiquants actuels de jiu-jitsu pensez de l’action décrite dans le fac-similé ci contre.

 

Vision d’un auteur, texte littéraire sans plus, action réelle possible ? Quel est votre avis, quelle serait cette action dénommée de "la botte de Shanghai" dans le roman "la croisière du Mégophias".

 

La croisière du Mégophias est un roman de Henri Vernes publié chez Marabout, collection Marabout Junior numéro 66 paru en 1956 broché sous couverture illustrée par Pierre Joubert. Que cherche le cruel Li-Chui-Shan qui, sur sa jonque "Montagne de Fortune", terrorise la mer de Chine ? Et quel est le secret dissimulé dans cet archipel perdu à la limite des mers arctiques ?

 

Pour ceux qui s’intéresse à l’auteur ou à la collection, le livre est peut-être lisible dans la nouvelle collection Ananké ou accessible chez le bouquinistes ou sur eBay et autres vendeurs d’occases.

 

Voir l’image ici http://i23.servimg.com/u/f23/11/46/84/53/megoph10.jpg ou sur le forum 100% jutsu (http://jiujitsu.free.fr/leforum/viewtopic.php?p=698#698) ou les avis et réponses pourraient être donnés pour être accessible à tous

 

09:20 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 

Je lis :

My old friend Thomas stopped by yesterday. He'd been at a seminar with kyoshi Alain Sailly in Oslo. Sailly is the founder of Goshindo - a French ju jitsu system. 

Sur My life in budo, un blog au hasard dans les millions de blogs aujourd’hui ...

  Oui pensé-je, me rappelant l’enseignement que c’est en dispensant un stage à Carignan que Roland Maroteaux à inventé le Goshindo ... zut alors, plusieurs inventeurs ? A moins que Goshin do ne signifie pas la même chose, à moins que comme il est usuel un terme japonais serve de couverture à une pratique quelconque ( et pas déshonorante ) d’apprentissage d’auto-défense à la française qui le plus souvent remixe des principes séculaires d’un peu partout pour les régurgiter « Nouvelle méthode ».

06:30 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2007

Mauvaise note pour Monsieur Saunders

Je suis allé voir par hasard le site http://www.portagejiu-jitsu.com/instructors.html ...

École bien présentée, mais ...

Ici Monsieur Saunders a une boucle d’oreille ... un oubli sans doute ... comment imaginer la pratique du jiu-jitsu avec un accessoire de ce genre... combien de centième de seconde après le début le de la rencontre pour que l’oreille en lambeaux soit partiellement sur le sol ?

 

05:15 Écrit par Xian (Kyoshi Nihon Jitsu) dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/09/2007

Ma Méthode de self-défense judo (Kawaishi)

 

Je m’étais promis depuis bien longtemps de disserter à propos de l’ouvrage bien connu des judokas et des jiujitsuans : My Method of self-Defense écrit par Mikonosuke Kawaishi, illustré par Jean Gailhat, j’ai même annoncé récemment :

J’ai constaté que l’on vendait sur ebay la méthode de self-défense de Kawaishi au prix intéressant (pour le vendeur) de 100 dollars. Je ne suis pas certain que cet ouvrage soit passé dans le « domaine public », il est vrai qu’il est assez introuvable et n’a pas été réédité par nos amis de la Montagne Sainte Geneviève. Pour éviter recherches et dépenses inutiles aux amateurs, je publierai dès la rentrée de septembre les bases de cette méthode, des commentaires sur son application en ce qui concerne la légalité des actions, leur efficacité, leur finalité et leur insertion dans un cours de judo-jiu-jitsu moderne. (Xian – Kyoshi Nihon Jitsu) 

Il me faut cependant proposer quelques remarques comme avant-propos pour que l’on comprenne bien, dans les remarques et notes publiées ensuite, les nuances entre l’auto-défense judo et le jiu-jitsu.

Texte complet ....

http://kyoshi.wordpress.com/2007/09/11/auto-defense-judo-...

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07/09/2007

Katame no kata

Il n’entre pas dans mon propos de polémiquer ici du bien fondé ou non de la méthode « Gracie ».

Simplement un rappel du second kata du judo codifié par Jigoro Kano enseigne les techniques du combat au sol. Il est composé de trois groupes de cinq techniques:

. osae-waza : « technique d'immobilisation »

. shime-waza : « technique de strangulation »

. kantsetsu-waza : « technique de luxation ».

 

KATAME-NO-KATA signifie en français : Le CONTROLE SELON LES FORMES.

 

Le premier groupe OSAE-WAZA / Techniques d'immobilisation se constitue de :

1 Kesa-Gatame

2 Kata-Gatame

3 Kami-Shiho-Gatame

4 Yoko-Shio- Gatame

5 Kuzure-Kami-Shiho-Gatame

Le deuxième groupe SHIME-WAZA / Techniques d’étranglement se constitue de :

1 Kata-Juji-Jime

2 Hadaka-Jime

3 Okuri-Eri-Jime

4 Kataha-Jime

5 Gyaku-Juji-Jime

Le troisième groupe KANSETSU-WAZA / Techniques de luxation se constitue de :

1 Ude-Garami

2 Ude-Hishigi-Juji-Gatame

3 Ude-Hishigi-Ude-Gatame

4 Ude-Hishigi-Hiza-Gatame

5 Ashi-Garami

 

 

Les katas sont l’esthétique du judo et du jiu-jitsu. Dans les katas se trouve « l’esprit » sans lequel il est impossible d’apercevoir le but.

 

Au commencement : http://img300.imageshack.us/img300/4656/numrisertc9.jpg

Dicussion : (http://jiujitsu.free.fr/leforum/viewforum.php?f=2)

 

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05/09/2007

Boycott des jeux olympiques de Pékin

Le boycott des jeux olympiques en Chine.   Le geste de Jesse Owens en 1936 n’a pas empêché la guerre 1939-1945 de faire des millions de morts. En 1980, les jeux olympiques ont lieu à Moscou, à la suite du boycott lancé à l’initiative des États-Unis d'Amérique en vue de manifester contre l'invasion de l'Afghanistan par l'Union Soviétique, seuls 80 pays - soit le chiffre de participation le plus faible depuis 1956 - prirent part à ces jeux, cela n’empêcha rien et surtout pas les mêmes États-unis aidés de nombreux alliés européens, africains et asiatiques d’envahir eux-mêmes le dit-Afghanistan !  Mon idée est qu’une action négative est toujours une action inutile consommant beaucoup d'énergie qui pourrait être employée à des interventions plus profitables.        

Les sportifs qui se sont entraînés avec beaucoup de ferveur ne méritent pas de subir les conséquences de gestes maladroits et désordonnés qui ne peuvent qu'amener une incompréhension mutuelle de plus en plus grande. Il en va de même pour les commerçants qui ne sont pas seulement quelques actionnaires engrangeant des milliers de dollars mais aussi les centaines de milliers de travailleurs de très nombreux pays ... qui eux aussi méritent que l'on y pense, ils ont besoin de ces quelques sous qu'ils vont ainsi péniblement gagner.

Si vous êtes en désaccord avec la politique du gouvernement chinois, vous pouvez certes le lui faire savoir sans encourager ou amplifier bien d'autres malheurs et destructions, et de réfléchir aux bienfaits de ce qui semble au départ une bonne idée. Rappelez-vous que le peuple chinois actuel est soumis à des règles populaires communistes issues d'une longue marche dite populaire et volontaire
: eux-aussi croyaient de bonne foi lutter contre la tyrannie !

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